La VOLCAT : Anouk, une plongée au coeur de l’Elite

Du 18 au 21 avril 2019 se déroulait LA VOLCAT, une course VTT à étapes, en Catalogne,réunissant les meilleurs cyclistes du monde VTT… Et des amateurs comme Anouk Vannomeslaeghe qui venait expressément de Martinique pour y participer. Une occasion pour découvrir cette grande passionnée de VTT et la suivre tout au long de la course.

La VOLCAT

La VOLCAT est une épreuve VTT par étapes qui se déroule en Espagne, dans la province de Barcelone, à Igualada plus précisément. Cette année, c’est la 14e édition d’une course qui est la plus ancienne d’Espagne et l’une des plus anciennes d’Europe. 

Une course UCI

Depuis 4 ans maintenant, la compétition  offre des points UCI faisant de la course un point de rencontre pour les meilleurs Vététistes mondiaux. Sur les 535 concurrents ayant fait les 4 étapes, il y a 150 coureurs hommes et femmes de catégorie “Elite”

ouverte aux amateurs

L’épreuve est aussi ouverte aux amateurs. Un état d’esprit qui rend populaire ces courses. C’est un bien pour le sport que se côtoient voire se confrontent Élites et amateurs, hommes et femmes. Certes, les différences se ressentent au classement entre les premiers qui parcourent les 208 km des 4 étapes en moins de 9 heures et les derniers qui passent plus de 19 heures sur la selle. 

Du haut niveau pour les femmes

Chez les femmes, c’est l’Italienne Eva Lechner qui remporte la course. Elle est tout simplement multi-championne d’Italie sur route, VTT et cyclocross. On la retrouve fréquemment sur les podiums de la coupe du monde de cyclocross.

Anouk Vanommeslaeghe

Anouk Vanommeslaeghe est la seule française engagée. Elle termine 426e sur 535 et 40e  sur 51 femmes au départ. Elle n’est pas tendre avec sa  performance : “Malheureusement, les jambes n’étaient pas trop au rendez-vous. J’ai subi mes courses, pas de bonnes sensations.”
Dans la catégorie femmes, il y avait 31 élites . Elle se classe devant des élites, 4e de sa catégorie. 

Anouk, une vététiste amateur

Anouk est une sportive, dans le sens où le sport fait partie de son ADN, de son quotidien habituel. Elle a longtemps pratiqué le volley-ball à haut niveau amateur (nationale 3) avant de bifurquer vers des sports d’endurance. “Je me suis tâtée une paire d’année au triathlon mais, avec les enfants et le travail, je n’avais pas le temps de m’entraîner aux 3 disciplines. J’ai donc opté pour la course à pied que j’ai pratiquée jusqu’à mon affectation en Nouvelle-Calédonie en 2012.”

Une coureuse de fond

Le trail fût pour elle une révélation. “Sur cette ile du Pacifique à 24 heures d’avion de la Métropole, à 40 ans, j’ai découvert le trail où, littéralement, je me suis éclatée sur une multitude de courses dans des paysages magnifiques.  Je m’étais trouvée.” Pourtant… ” Malheureusement je n’ai pu le pratiquer que 3 ans car mon genou m’a rappelé la réalité de son absence totale de cartilage.”

Les débuts en VTT

Et c’est ainsi qu’elle débute le VTT : “Devant mon désarroi, mon mari m’a offert, à Noël 2015, un VTT basique.  Je me suis vite prise au jeu de la compétition. J’ai revendu mon VTT acheté 6 mois plus tôt pour acheter un VTT de compétition. Depuis 4 ans, j’ai retrouvé dans le VTT la passion et la liberté que j’avais dans le trail.  Je pense que mon mari doit parfois regretter son cadeau car je passe plus de 10 heures par semaine sur mon vélo à m’entraîner.”

Rouler à vélo, une habitude

“Je pratique donc le deux roues depuis 4 ans en compétition, mais je pratique le vélo taf depuis toujours.  Cela fait 20 ans que tous les jours mon deux roues m’amène au travail. On ne renie pas ses racines belges, j’ai toujours fait du vélo,…mais je m’entraîne depuis 4 ans.”

Le VTT, un choix de raison

“J’affectionne la diversité du VTT, diversité de rythmes, de chemins, de paysages.  Cette liberté d’aller dans les endroits sauvages, de se challenger sur des passages techniques.  Je n’apprécie pas, en route, le peloton, la tactique de course, les coureurs qui sucent vos roues impunément et te sprintent à l’arrivée.  J’aime l’effort individuel du VTT dans de beaux endroits.”

“Malheureusement depuis mon arrivée en Martinique en août 2017, j’ai dû me mettre au vélo de route car le VTT est bien moins développé que la compétition sur route.”

Des grands raids

“Du coup, j’ai dans l’objectif de me programmer 3 beaux raids VTT par an hors de Martinique.  Cette année, j’ai fait en Guyane, “La Ste Elie Gold race”, en Espagne “La Volcat et bientôt en France “La Transmaurienne Vanoise”(parcours des 9000).”

Pourquoi choisir LA VOLCAT ?

“La compétition de VTT est aussi un prétexte de voyage et de découverte.   Cela me permet de découvrir des lieux où je n’irais peut-être pas en vacance.  La Volcat m’a attiré car c’est une course à étape avec des parcours diversifiés et de beaux singles.  Par ailleurs, la course en avril se prêtait bien dans mon calendrier, et avril en Espagne signifiait que normalement il ne devrait pas faire trop froid (ma hantise quand tu es habituée à la chaleur du Pacifique ou des Antilles ) .  Mais pari raté, on a bien eu froid en début de course au petit matin, impossible de sortir de la voiture pour aller s’échauffer.

La course

La course comprend 4 étapes soit, au total, 208 km et 4 700 D+ dans des paysages magnifiques.

Etape 1 : 39 km – 800 D+

On avait reconnu la première étape la veille.   Cela a permis d’avoir du stress en moins mais qui est vite monté dès que l’on voit les pros , avec leurs équipes, bien affutés, équipés, qui sont placés sur les avant lignes.   Je m’étais inscrite en compétition : 635 inscrits dont 50 femmes ( et 33 élites).   

La course part très vite et je me mets dans le rythme d’un petit groupe de filles 30+ et 40+.  Il y a quelques embouteillages aux premiers singles, mais la course se déroule bien même si je n’ai pas de super sensations.  Je perds un peu de temps dans les parties techniques, mais j’arrive à en récupérer un peu dans les parties plus roulantes.  A 5 km de l’arrivée, je me fais rattraper par un couple (course duo mixte) dont je décide de prendre la roue car ils  avaient un bon tempo et manque de bol ils se trompent de chemin. Je perds près de 10 min a récupérer la trace, J’avoue que je l’avais un peu mauvaise,..mais vite en voyant les classements j’ai bien compris que le niveau des filles élites étaient tellement au dessus de moi, que même 10 min de perdu ne changeait pas grand-chose au classement.  La première fille a franchi la ligne d’arrivée une bonne heure avant moi. Quand la dure réalité te rattrape !!!! Mon premier contact avec l’élite international bien loin du niveau départemental.

Etape 2 :70 km – 1700 D+

Etape la plus longue avec du beau dénivelé.  J’ai eu énormément de mal à me mettre dans le rythme de cette seconde étape.  J’avais les jambes dures, pas de sensation.  

Les 30 km ont été au mental.  Je me demandais même si j’arriverais au bout de cette étape.  Et puis , mes jambes se sont libérées et j’ai pu profiter de la seconde moitié de course, monté en rythme et beaux singles.  Une belle étape que j’ai terminée avec un coureur français, on s’est motivé mutuellement.

Etape 3 : 63 km – 14 m D+

Les étapes s’enchainent et les jambes sont de moins en moins bonnes.  Je n’arrive pas à mettre du rythme. A ce moment , je sors mentalement du mode compétition car il me fallait profiter et ne pas subir.  Profiter du beau parcours, du dépaysement, des passages techniques pour s’améliorer.

Mais pas simple de changer son fusil d’épaule car toutes ses heures d’entraînement pour ne pas avoir de bonnes jambes et ne pas trop comprendre pourquoi, c’est vraiment très gggrrrr « irritant »  (pour rester polie !!!).   

Etape 4 : 36 km – 850 D+

Etape un peu moins intéressante car elle reprenait une bonne partie de l’étape 1.  La pluie s’est invitée dans la nuit ce qui a rendu les descentes bien glissantes, et j’avoue que ce n’est pas ma tasse de thé.  Cette étape s’est donc fait au ralenti pour moi. Mais quel bonheur de passer cette ligne d’arrivée et de se dire que le challenge est relevé

Et la suite ?

Nous sommes mi-juin : Je vais participer au  grand prix féminin de Martinique (course sur route en  3 étapes avec des filles invitées de Guyane et Guadeloupe).  Cette course sonnera le glas de la saison route. 3 semaines plus tard je participerai à la Transmaurienne vanoise –course VTT de 5 jours (220 km /8 250 D+) .  Je me suis pas trop entraînée en VTT depuis la Volcat au profit de la route car le calendrier route était assez chargé. Je ne me mets donc pas de pression pour cette course VTT.  C’est la première étape des vacances estivales en métropole en famille. Je veux juste profiter et ne pas subir la course.

Un Grand merci à Anouk de bien avoir voulu partager son expérience de vététiste amateur au coeur d’un peloton Elite.

VOLCAT 2017 · Reportatge Esport3

http://www.volcatbtt.com/ Crèdits: Producció: Outdoor Time TV Direcció i realització: Anthony Pepper Operadors de càmera: Marc Forn, Anthony Pepper, Roger Mitjans Imatges Aèries: Marc Juanola Grafismes: Bel Martínez Postproducció i edició: Anthony Pepper, Roger Mitjans Script locució: Eric Muñoz Veu en Off: Pol Álvarez Comunicació: Toni Sallent Producció Executiva: Albert Balcells

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*