Châtel Chablais Léman Race : 16 août 2020

Un témoignage au cœur du peloton de la cyclosportive La “Châtel Chablais Léman Race” rédigé par Marion CARRIE.

Un 16 août comme l’aboutissement de nombreuses heures passées dans mon garage à faire du sur place sur mon home trainer pendant ces longues journées où nous avons tous dû redéfinir notre quotidien, notre vision de l’entraînement, du partage…

châtel Chablais léman Race

Un 16 août comme la preuve que dans un contexte d’incertitude permanente, on peut enfin voir la lumière au bout du tunnel en savourant tout simplement le bonheur de mettre un dossard, de prendre le départ d’une course, peu importe le manque d’entraînement, le manque de kilomètres, les contraintes sanitaires, tant que l’ivresse et le plaisir sont là.

Un 16 août sous le signe du partage, du plaisir simple d’être ensemble, de l’effort, du dépassement de soi grâce à la Châtel Chablais Léman Race 2020.

Un parcours exigeant de 150 km / 3100m D+ mettront à l’épreuve les organismes.
Les difficultés s’enchaînent. Niveau grimpette je ne m’en sors pas trop mal. Mais la frustration de perdre du temps en descente quand je vois de nombreux concurrents me doubler à toute allure est là.
Mais inutile de prendre des risques, l’essentiel est d’abord de rallier l’arrivée en un seul morceau !

Une erreur d’information sur la position du 2ème ravitaillement en eau qui n’apparaitra que 20km après le point initialement prévu. Le mental en prend un coup quand les bidons sont à sec depuis plus de 40 km et qu’il faut se préparer mentalement et physiquement à gravir la 7ème difficulté du jour sous une chaleur accablante et un organisme proche de la déshydratation.

Heureusement mes compagnons d’échappée du jour (spécial clin d’oeil à Alex) m’aideront à garder le cap, à serrer les dents avant de pouvoir enfin m’hydrater. Je dois boire au moins 1 litre d’eau d’un coup tellement j’ai soif. Je crois revivre ! Je peux envisager sereinement la vingtaine de kilomètres de faux-plat montant avant de pouvoir franchir la ligne d’arrivée.

Effet d’un organisme réhydraté ou second souffle, j’appuie sur les pédales et j’ai cette sensation grisante, presque euphorisante que je « vole ». Je rattrape un à un les concurrents qui m’avaient distancée dans la descente du dernier col, voire avant et ils ne peuvent tout simplement pas s’accrocher à ma roue.
Après plus de 130 km de course, ça me semble irréel et je souris toute seule sur mon vélo, heureuse de pouvoir tirer une véritable satisfaction personnelle sur un parcours vraiment usant et exigeant.

Au final, je franchis la ligne en 11ème position et 4ème de ma catégorie avec une moyenne satisfaisante de 25 km/h.
L’accueil et les sourires de mes équipières de Femme et cycliste – Ka Cycling, Donatelle et Tamara ainsi que de Vincent à l’arrivée me font rapidement oublier la déception de ne pas avoir pu aller chercher un podium, d’autant plus que toutes les deux auront pu monter sur le podium de leur catégorie sur le petit parcours.

Une pensée également pour Laurent et son soutien indéfectible et Mathilde qui nous aura supportés de bout en bout sans même rechigner devant un réveil à 5 h du matin !
Mais, après tout, qu’importe le résultat, l’essentiel était bien de pouvoir prendre le départ d’une course dont le maintient était inespéré jusqu’à la dernière minute.

Vivement la prochaine…

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